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NOTRE HISTOIRE
1985 : LA NAISSANCE
L’URACA est née de la mobilisation d'un petit groupe
d'étudiants africains suite au problème rencontré
par L’un d'entre eux :
Un étudiant angolais s'était retrouvé
emprisonné par erreur. Ayant prêté sa
chambre à un cousin, il y retrouva à son retour
de vacances, une jeune femme décédée
d'overdose. Il appela la police qui le mit directement en
prison. Ce n'est qu'après 3 mois d'emprisonnement que
son innocence fut prouvée et qu'il put sortir. Cet
épisode ainsi que d'autres, décida le groupe
à s'organiser à mener des actions d'information
dans leur communauté pour lutter contre la toxicomanie
et la délinquance. L’URACA était née,
elle s'appelait alors L’Union des Ressortissants d'Afrique
Centrale et d'Angola.
1987 : L’ARRIVÉE DU SIDA
À partir de 1987, à la demande du public qui
était interpellé par le discours médiatique
de L’époque sur le Sida en Afrique (le singe vert,
les villages décimés, etc.), L’association a
étendu son champ d'action à L’information et
à la prévention du SIDA.
1989 : UN NOUVEAU DEPART
En 1989, L’URACA avait grandi, ses membres étaient
originaires de tous les pays d'Afrique, et de France, elle
a été rebaptisée Unité de Réflexion
et Action des Communautés Africaines. Depuis ce temps,
les projets se sont concrétisés peu à
peu s'appuyant sur L’histoire, le savoir et le dynamisme de
chaque membre de cette association.
URACA : des africains mobilisés contre le sida
L’immigré entre
deux mondes
Etre solidaire pour un immigré en France signifie
se préoccuper de ses frères sociaux sur la terre
d’accueil, mais également ne pas oublier ses
frères d’origine dans la lointaine Afrique. C’est
pourquoi, depuis sa création, notre association essaie
de mener à bien des actions en Afrique. N’en
mener qu’en France signifierait tomber dans la pathologie
de l’immigration comme celui qui a coupé avec
ses racines et se retrouve perdu dans un univers qui ne l’accepte
pas complètement.
Qui se mobilise lorsque sa maman, son frère ou sa sœur
tombe malade pour payer les frais d’hospitalisation
?
Qui se regroupe pour construire un dispensaire ou une maternité
?
Qui tente d’amener des médicaments à chaque
voyage ?
C’est l’immigré.
Le premier à se mobiliser lorsque sa communauté
d’origine l’appelle au secours pour des problèmes
de santé, c’est toujours lui.
Or l’immigré doit batailler pour exister : il
a du mal à conserver sa place dans le village dont
il est originaire puisqu’il n’y vit plus, mais
il n’a pas non plus de réelle reconnaissance
en France. Il est la première victime de l’immigration,
errant dans un no-mans land entre deux continents. Cette réalité
se retrouve dans nos difficultés à mener à
bien des actions en Afrique : en effet, là encore l’immigré
n’a pas de place. Les institutions françaises
veulent bien soutenir des actions des migrants en France,
mais en aucun cas en Afrique. Les institutions internationales
ne soutiennent que des actions présentées par
des équipes du Sud.
C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, l’étendue
de nos actions en Afrique est beaucoup plus limitée
que ce que nous aurions souhaité. Nous espérons
néanmoins, que peu à peu, le migrant trouvera
la place qui lui revient.
Sida et lutte contre l’exclusion
au Nord, sida et
développement au Sud
Face à la réalité de l’épidémie
pour les africains, la lutte contre le Sida est un impératif
catégorique au nord comme au sud. Mais le Sida n’existe
pas seul, c’est le compagnon de la misère.
Ainsi, au nord il doit s’accompagner d’actions
de soutien social, administratif et psychologique (donner
des trithérapies à quelqu’un qui n’a
pas de quoi manger est un non-sens) ; et au Sud, d’actions
de développement (scolarisation, aide au développement
économique et soins de santé primaires).
C’est sur ces bases que nous tentons de mener à
bien nos actions en France comme en Afrique.
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