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les
rencontres d'ethnomédecine |
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:: Les cérémonies de
danses de possession
Le culte des foley a son prêtre, le zima. qui organise
les cérémonies de possession par la transe.
Toute cérémonie se fait avec la présence
d'un orchestre. L’instrument principal est le gogué,
le violon, d'où le nom de may gogué, c'est à
dire le violoniste. C'est le généalogiste des
foley. Les musiciens jouent la musique de L’esprit qu'ils
veulent faire venir et rappellent ses pouvoirs de la même
façon que les griots chantent les rois dans les sociétés
humaines.
Les initiés
spécialisés dans les thérapies
par la danse de possession sont nommés "zima".
Zima vient de Zi ma ka qui signifie « celui
qui est capable de traverser les eaux sans L’aide
de moyens matériels ». On ne peut être
zima sans être déjà aussi un
initié.
Quand L’esprit parle à travers son cheval,
une langue d'initiés remplace alors la langue
dendi.
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Le zima, maître
de cérémonie ou un de ses collaborateurs
la traduit pour le public. Le zima se trouve alors
en position d'interprète entre le patient et
L’esprit,de la même manière que le psychanalyste
est un interprète entre le patient et son inconscient.
On comprend donc facilement que dans cette forme de
thérapie, L’inconscient collectif remplace
L’inconscient individuel des thérapies occidentales,
et qu'elle ne peut donc se faire qu'en groupe.
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Le
colloque Jour des savants nuit des esprits (1994) |
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La démarche psychanalytique
et L’initiation répondent à un objectif
commun qui est de soigner. Alors que la première
est analytique et individuelle, la seconde est synthétique
et collective, les danses de possession en sont un
exemple. Elles consistent à faire appel aux
"esprits" pour engendrer un processus thérapeutique
qui intègre le groupe social. La rencontre
de ces deux méthodes thérapeutiques
est le but de ce colloque. Il s'agit de se donner
les moyens de répondre à la question
suivante : Comment faut-il situer la prise en charge
d'un patient africain en France ?
Pour aider les professionnels médico-sociaux
européens à comprendre la différence
culturelle de la thérapie africaine, L’association
Baani Zumbu Kabu Ize de Karimama et ses 20 tradipraticiens
du Nord Bénin ont été confrontés
à des intervenants de la santé mentale
et des sciences sociales.
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| Pour
pénétrer des civilisations lointaines,
assister à des cérémonies rituelles,
combien d'hommes ont parcouru le monde.
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| Mais les aléas
des voyages et la méfiance vis-à-vis
des étrangers ont souvent conduit ces tentatives
à des échecs. Les associations URACA
et Baani Zumbu Kabu Ize ont invité les participants
en France, à participer à une expérience
rare : une cérémonie de danses de possession
avec mise en transe pendant laquelle ils ont pu assister
au dialogue avec les "esprits".
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Ce colloque s’est tenu les
24 et 25 Septembre 1994 (nuit incluse) à Souppes-sur-Loing
en Seine et Marne.
De grands noms du monde de la psychiatrie et des sciences
sociales ont livré leurs réflexions
et leurs expériences dans les domaines de L’ethnopsychiatrie
et des thérapies traditionnelles africaines.
Puis le docteur Moussa Maman, maître de cérémonie
des foley a présenté les traditions
et L’univers des Dendi et a aidé les participants
à franchir le pont des cultures afin de les
faire participer pleinement à la "nuit
des esprits".
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