> accueil > action en France > médiations/page1
URACA, ce n’est pas Parler sur ou s’Occuper de, c’est Être, Faire, et Réfléchir Ensemble...
   
 
médiations
 
 


Une médiation Pourquoi faire ?
Les incompréhensions entre le public africain et les institutions entraînent souvent des situations conflictuelles dans lesquelles chacun se fige sur sa position. La situation ne peut alors trouver un dénouement que lorsqu’un médiateur culturel vient aider à faire comprendre et accepter à chacun la logique de l’autre. Une fois la compréhension possible, un terrain d’entente peut être trouvé.

Ces médiations sont demandées dans la plupart des cas par les institutions qui se heurtent à des situations qu’elles estiment inextricables. Mais, ce sont parfois les africains qui nous appellent directement pour que nous les aidions à se faire comprendre des services avec lesquels ils sont en conflit.

Il arrive également que nous aidions à résoudre des conflits familiaux liées aux difficultés de la migration.

Où et à quelles conditions ?
Faire une médiation, c’est établir un ou plusieurs contacts téléphoniques avec chaque partie en cause dans le conflits et avec les différentes personnes concernées. Il faut ensuite suivant les cas :
Aller rencontrer un par un les différents protagonistes,
Ou les recevoir à URACA en entretien,
Organiser un certain nombre de rencontres réunissant les acteurs du conflit jusqu’à ce qu’un terrain d’entente acceptable pour tous soit trouvé.

Les médiateurs sont : Mr Mamadou DIARRA et Mme Estéphanie DIAKITÉ.

Pour demander l’intervention d’un médiateur il faut appeler à l’association et demander à parler à un médiateur qui discutera avec vous des modalités d’intervention. S’ils ne sont pas là au moment de votre appel, laissez un message avec votre numéro de téléphone pour qu’ils puissent vous rappeler.
La participation demandée à une institution pour une médiation est de 120€, hormis lorsqu’il s’agit du partenariat régulier avec les hôpitaux ou certaines institutions.
Un particulier doit adhérer à l’association et régler une cotisation de 10€ par an.

Les personnes touchées par le sida
Qu’est-ce qu’une médiation interculturelle ? Cela consiste à aider à résoudre un conflit né d’une incompréhension ou d’un malentendu entre deux personnes de cultures différentes. Dans le cas du VIH/Sida, ces conflits opposent les patients d’origine africaine aux équipes soignantes. Ce sont les professionnels qui font appel à nous lorsqu’ils n’arrivent pas à surmonter seuls les difficultés avec leurs patients.

Certaines problématiques sont récurrentes:
1. Des notions différentes du respect et de la politesse. Ainsi, nous sommes souvent appelés pour des conflits qui opposent des patients ayant dépassé la quarantaine à de jeunes infirmières ou des aides soignantes. En effet, il est inconcevable en Afrique, de rentrer dans une chambre et de faire quoi que ce soit avant d’avoir salué la personne. Les patients vivent comme un profond manque de respect l’intrusion de professionnels qui viennent, posent des comprimés sur la table, ou un repas et repartent sans avoir dit bonjour. Cette situation est encore plus mal vécue s’il s’agit d’un jeune professionnel et d’un patient âgé, à qui l’on doit plus de respect. La médiation consiste alors à discuter avec l’équipe soignante afin de lui faire comprendre cette réalité et de faire prendre conscience au patient de la lourdeur des tâches demandées aux équipes.

2. Des annonces de séropositivité brutales ou irrespectueuses entraînent ensuite de grosses difficultés dans le suivi et la prise en charge. L’un des aspects les plus fréquemment rencontrés est l’absence de respect de la confidentialité, le médecin annonçant à l’entourage, au partenaire, ou même dans la salle d’attente…
Parfois il s’agit de manque de respect : un médecin un jour me dit «tu vas lui dire qu’il a le sida pour qu’il n’aille pas sauter toutes les filles du coin ». La brutalité extrême de l’annonce peut être aggravée par le fait qu’un patient ne sait pas que l’on a fait le test de dépistage du VIH dans la prise de sang, sa demande initiale de soins n’ayant rien à voir avec cela.

3. Le refus du patient d’effectuer une prise de sang. Bien souvent les patients trouvent qu’on leur retire trop de sang, et un jour ils se rebellent et refusent le prélèvement. Il faut savoir qu’en Afrique, le sang est chargé de sens. Il peut être bon ou mauvais, agréable ou désagréable. Le sang c’est la vie, l’énergie, la force. Que peut donc penser un malade qui se sent affaibli à qui l’on retire encore de sa force ? L’intervention consistera à sortir du conflit en expliquant au médecin les représentations de son patient, en lui demandant de réduire au maximum les prélèvements, et en expliquant au malade, que les quantités prélevées ne sont pas si importantes malgré le nombre de tubes. On lui précisera à quoi servira chacun des prélèvements et leur utilité, et on lui expliquera que le sang se régénère chaque jour comme l’eau que l’on prend dans le puits.

 
   

le Cycle de Conférences de L’URACA
Savoir plus...


© 2005-2006 URACA :: Tous droits réservés
Designed & Hosted by Yboo