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Les actions
de santé communautaire:
Lutte contre le sida et soins de santé
primaire |
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| La prévention
du sida |
| :: La
mise en place d'un réseau de marketing des préservatifs
(suite) |
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• Le Soro
(Peul)
C’est un rite initiatique pratiqué chez
les jeunes peuls au moment du passage de l’adolescence
à l’âge adulte. Il s’agit
pour les jeunes garçons de montrer leur courage
en ne bronchant pas sous les coups de l’adversaire,
qui ne devra pas bouger d’un pouce quand les
rôles seront inversés et que cela sera
son tour.
Cette manifestation regroupe donc tous les jeunes
peuls filles comme garçons. C’est un
moment privilégié
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| pour
les rencontres.
Les peuls viennent du Niger, du Bénin, du Burkina
Fasso et du Nigéria pour ce rituel. Cette rencontre
permet de réunir jusqu'à 1 000 personnes.
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Le Hotungo (Peul)
Le hotungo est une rencontre entre les éleveurs
peuls de différentes régions pour montrer
leur capacité de bergers, de meneurs de troupeaux
de zébus. Ainsi, chaque Rouga
ou chef de communauté peule présente
son cheptel mené par un ou plusieurs Garsos
qui doivent démontrer devant toute la population
leur technique relationnelle avec les bêtes.
Ces journées nous paraissent un élément
très important à prendre en compte pour
la population en raison de la mobilisation qu’elle
entraîne. Cet événement annuel
permet de réunir jusqu’à 2000
participants venants des pays de la sous-région
: Bénin, Niger, Nigéria,
Burkina-Fasso, Ghana, Togo et Mali. |
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• Les
troupes ambulantes (Haoussa)
Des groupes de saltimbanques haoussas se déplacent
de village en village où ils séjournent
quelques jours offrant à tous danse, chants
et spectacles. L’URACA a formé et aidé
certains d’entre eux à intégrer
la problématique du sida dans leurs spectacle
• Les
rassemblements de femmes
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| L’équipe
d'URACA confrontée à la difficulté
de contacter les femmes sur leurs lieux de vie, territoire
culturellement réservé aux femmes a
lancé une nouvelle action en 2004. Ainsi, une
quarantaine de leaders se retrouvent un jour donné
(une trentaine environ à chaque fois car elles
ne sont pas toutes là le même jour),
avec Tam-tams et griots et font le tour des maisons
d'un quartier ou d'un village donné. Le groupe
va alors de maisons en maisons pour rencontrer toutes
les femmes. Elles parlent du sida et leur discours
est ponctué par le griot. Tout cela dans une
ambiance festive de danses et de réjouissances
"entre femmes". Elles rencontrent ainsi
une moyenne de 120 femmes à chaque tournée.
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• Les chants, danses
et théâtre traditionnels (Dendi)
Ce sont des danses et des chants traditionnels faits
exclusivement par des groupes de jeunes filles avant
leur mariage. Elles viennent à l’occasion
des mariages des baptêmes, ou à la demande
de la magazia (responsable
des filles ou des jeunes femmes d’un village
ou d’un quartier). Des troupes mixtes associent
danses et théâtre. Les scénarii
prennent largement en compte la problématique
du sida et les différents recours aux soins
(au dispensaire, chez le guérisseur et chez
le marabout.
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• Le
konkomba (musique
semi-moderne rassemblant les jeunes)
Les jeunes de la région se rencontrent dans
des organisations « à la mode »
souvent autour des orchestres de konkomba.
Le konkomba est une musique syncrétique ni
moderne, ni traditionnelle.
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| Ce
sont des groupes de musique et de danse « moderne
» animées par des jeunes, pour eux mêmes.
Ils animent des soirées musicales à
l’occasion d’une fête locale, régionale,
nationale, ou encore d’un mariage ou d’un
baptême. Ils sont très populaires et
regroupent de nombreux jeunes dans chaque commune.
A ces occasions, filles et garçons se retrouvent
ensemble pour montrer leur talent de danseur dans
l’entre-deux cultures, peu à peu le modernisme
gagnant du terrain sur le traditionnel. C’est
bien souvent au cours de ces rencontres que se nouent
les relations qui conduiront à de futures fiançailles.
Les rendez-vous qui s’ensuivent sont nombreux.
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