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Les actions
de développement |
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| L’installation
de moulins à grains |
Suite
à la mise en place de la banque céréalière
en 2003-2004, les groupements de femmes nous ont sollicités
pour une autre action. A la troisième réunion
qui rassemblait les responsables des différents
groupements, celles-ci nous ont fait part des difficultés
qu'elles rencontraient pour trouver du temps à
investir dans d'autres activités. En effet, elles
passent L’essentiel de leurs journées à
effectuer les corvées d'eau, à piler le
mil et à préparer les repas. |
Elles nous ont donc demandé des moulins à
grains pour leurs villages, ce qui leur laisserait
du temps libre pour cultiver, ou s'investir dans d'autres
actions individuelles ou collectives. En effet, L’achat
d'un moulin à grain pour un village diminue
d'environ 50% la charge de travail des femmes.
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L’avantage
de ce projet est qu'il concerne toutes les femmes du
village. Ainsi celles qui n'ont pas été
inclues dans le projet de banque céréalière
ni dans celui de création des jardins de contre-saison
car faisant partie d'autres groupements ou même
d'aucun peuvent en bénéficier. Lorsqu'un
moulin est en fonctionnement dans un village, les femmes
des hameaux environnants viennent également y
moudre leur grain, car le temps et la fatigue du chemin
est très largement contre-balancé par
L’économie de temps et de fatigue liée
au pilage des grains.
Les deux critères principaux ont été
retenus dans le choix des groupements sélectionnés:
• La pauvreté
du village
• L’éloignement
du fleuve ne permettant aucune culture de contre saison
et aucun revenu de la pêche
• Lorsque plusieurs
petits villages sont proches, le moulin a été
installé dans celui du milieu pour que le plus
grand nombre de femmes puisse en bénéficier.
Chaque femme venant moudre son grain paie une petite
contribution lorsqu'elle vient au moulin. Le prix demandé
varie en fonction du nombre de mesures que la femme
vient moudre, mais également selon le prix du
gas-oil qui est très variable dans la région.
Un groupement des femmes est responsable de la gestion
du moulin, il fixe les prix selon les modalités
locales que chacun connaît dans la commune et
la comptabilité des sommes collectées
est connue de tous. L’argent récolté permet
de payer L’entretien du moulin, L’approvisionnement
en carburant et le salaire du meunier.
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| Le creusement
de trous à poissons |
Grâce
à L’appui de la Fondation Marc, nous avons pu
acheminer en 2004 une chargeuse sur pneus ainsi qu'une
benne afin d'aménager les rives du fleuve Niger
et en particulier de creuser des trous à poisson.
Pendant la montée des eaux, les poissons entrent
dans les trous, puis ils y restent piégés
quand les eaux baissent, les femmes n’ont alors
qu’à pêcher le fruit de leur récolte.
Pour habituer les poissons à venir manger dans
les trous à des heures régulières
elles les nourrissent avec du son de maïs, de sorgho,
de mil ou de riz. Le son issu du bluttage des céréales
est en vente sur les grands marchés. Chaque trou
à poisson est confié à un groupement
de femmes qui nourrissent les poissons chaque jour à
la même heure. Au moment de les pêcher,
les hommes se regroupent pour ramasser le poisson avec
un grand filet.
Les groupements de femmes s'occupent ensuite de fumer
leur poisson et d'aller le vendre dans les marchés
environnants. L’un des responsables de pêche peut
rassembler tous les paniers de poissons fumés
pour aller les vendre à Parakou. Les bénéfices
de cette vente reviennent aux femmes qui se les partagent.
Au cours de L’année, les femmes font fructifier
cet argent en achetant le poisson d'autres pêcheurs,
le fumant et le revendant. |
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